Sitavirus Pandémie.

25 mai 2010

Le changement de religion en Égypte

 

En Égypte, selon la constitution, l’islam est la religion de l’État, et les principes de la loi islamique constituent la source principale de législation (article 2). Cette constitution affirme que « L’État garantit la liberté de croyance et la liberté de l’exercice du culte » (art. 46) et que « Les citoyens sont égaux devant la loi. Ils ont les mêmes droits et les mêmes devoirs publics, sans distinction de race, d’origine, de langue, de religion ou de conviction » (article 40). Ces deux articles cependant doivent être compris dans les limites tracées par le droit musulman, lequel encourage toute personne de se convertir à l’islam, punit de mort celui qui quitte l’islam, et ne reconnaît que les adeptes des trois religions monothéistes. Même si la peine de mort (réclamée par les autorités musulmanes) n’est pas prévue en droit égyptien, l’abandon de l’islam a des conséquences qui équivalent à la mort civile: l’apostat ne peut pas se marier, et s’il l’était déjà, il est séparé de sa femme; ses enfants lui sont enlevés, sa succession est ouverte; il ne peut hériter et seuls ses héritiers musulmans peuvent hériter de lui. Il ne peut obtenir une carte d’identité, ce qui le prive des droits essentiels pour vivre. C’est la raison pour laquelle les convertis de l’islam doivent pratiquement quitter le pays pour vivre leur foi.
 
Change of Religion in Egypt
In Egypt, according to the constitution, Islam is the religion of the state, and the principles of Islamic law are the main source of legislation (article 1). This constitution states that « The State shall guarantee the freedom of belief and the freedom of practice of religious rites » (art. 46) and that « All citizens are equal before the law. They have equal public rights and duties without discrimination between them due to race, ethnic origin, language, religion or creed » (article 40). Both articles, however, must be understood within the limits set by Islamic law, which encourages everyone to convert to Islam, prescribes death penalty against whoever leaves Islam, and recognizes only the followers of the three monotheistic religions. Even if death penalty (demanded by Muslim authorities) is not provided under Egyptian law, abandonment of Islam has consequences that are equivalent to civil death: the apostate can not marry and if he was already, he is separated from his wife, his children are kidnapped, his estate is open, he cannot inherit, and only his Muslim heirs can inherit him. He cannot obtain an identity card, which denies him the basic rights to live. That is why the converts to Islam
are practically obliged to leave the country to live their faith.
 
Source:  http://www.eclj.org/pdf/ECLJ_Changementdereligion_20100201.pdf
Dr Sami A. Aldeeb Abu-Sahlieh / Docteur en droit. Expert en droit arabe et musulman. Chrétien d’origine palestinienne. Citoyen suisse. Fondateur de l’Association pour un seul état démocratique en Palestine/Israël.
 

 

Un commentaire »

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    Ping par Le changement de religion en Égypte. « Francaisdefrance's Blog — 25 mai 2010 @ 6:39 | Répondre


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